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Toulon veut y croire face au champion
Le petit jeune aux dents longues face au champion.
La rencontre de ce soir (21 h) entre Perpignan, premier, et le RCT, cinquième, a des allures de choc. Pourtant il n'est pas si loin le temps ou les Toulonnais se déplaçaient sur les pelouses de l'hexagone en se demandant à quelle sauce ils allaient être mangés.
On se souvient de cette rencontre l'an dernier à Aimé Girald, l'antre de l'USAP, où en moins de dix minutes, le RCT avait pris le bouillon et encaissé quatre essais et un sévère 37-12 au final.
Pas ou peu de réaction, une défense dépassée et des Varois à leur place face à - on le saura quelques mois plus tard - ce qui se fait de mieux en France.
Revigorés par leur victoire à Bayonne samedi dernier face à une équipe que l'on savait dans l'obligation de gagner, les hommes de Philippe Saint-André se déplacent donc chez le leader sans pression particulière.
Difficile d'en être autrement lorsque l'on va défier, sur son terrain, le champion de France en titre et leader actuel du championnat, qui plus est, invaincu depuis dix-sept rencontres de Top 14 dans son stade.
Van Niekerk de retour
Outre la première place symbolique en jeu, les Perpignanais auront surtout à coeur de ne pas voir cette série se briser.
A priori il y a fort à parier que Toulon ne fera pas mieux que Toulouse, Brive, Clermont ou encore Castres, repartis bredouilles de Catalogne, tant l'écart entre ces deux formations semble encore énorme, si tant est que les hommes de Jacques Brunel se décident à jouer à leur véritable niveau.
On a pu les voir à l'oeuvre face à Castres vendredi dernier en seconde période, où malmenés et dominés 12-3 à la pause, ils ont su renverser la vapeur et s'imposer logiquement en fin de rencontre.
Mais avant cela, les Castrais étaient parvenus faire déjouer la machine perpignanaise grâce à de la patience et une efficacité totale face aux perches.
Une tactique à suivre pour Van Niekerk, qui effectue son retour après son absence à Bayonne, Fauque et les autres.
« Perpignan marque à chaque fois qu'ils entrent dans les 22 adverses, c'est leur force. C'est un groupe qui se connaît très bien » explique Philippe Saint-André.
Toute la différence entre un champion et un RCT, nouveau dans la cour des grands.
Un exemple à suivre donc. Ne restera ensuite qu'à savoir tuer les rencontres, domaine sur lequel PSA ne cesse d'insister.
Car contre un « gros », les approximations se payeront beaucoup plus chères que samedi à Bayonne. Pierre Mignoni, qui n'est jamais parvenu à s'imposer à Aimé-Giral mise, lui, sur une défense solide pour s'en sortir.
« Les Catalans étaient en dedans face à Castres, il ne faudra pas tomber dans l'excès et envoyer du jeu à tout prix, explique le demi de mêlée toulonnais. Il faudra être irréprochable en défense et tout donner. »
Toulon est prévenu. Autre chose qu'un match parfait ne suffira pas pour réussir l'exploit...